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Résumé : Vous y croyez, vous, aux montres ? Moi, non. Ce sont des contes juste pour effrayer les enfants. Du moins, c'est ce que je pensait, avant de rencontrer Zélie...

Notes : ...

Prologue :

Dans la pénombre qui descendait doucement du ciel, les lucioles dessinaient des points lumineux sur la toile sombre de la nature. La lune venait d'apparaitre à l'est, accompagnée d'une étoile solitaire qui semblait veiller sur la forêt. Au milieu des arbres, une très vieille cabane de bois au toit de chaume renait racine depuis visiblement des années dans le sol mousseux et moelleux.

Assis en tailleur dans le jardin, un homme contemplait le ballet nocturne des insectes en buvant une tasse de thé. En ce début de printemps, la tombée du jour était un véritable émerveillement.

Tous les soirs, l'homme, afin de profiter de ce spectacle époustouflant, sortait de sa petite cabane de bois, où il vivait seul, et savourait en silence une tasse de thé aux herbes. Tout autour de la bâtisse, la forêt n'était qu'un bruissement ; du chœur des grenouilles au ri-ri-ri des grillons, des hauts cèdres aux jeunes pousses de bambou, la moindre bête, le moindre brin d'herbe y allait de sa petite chanson pour célébrer la nuit de printemps. A peine parvenait-on à distinguer, au milieu de cette symphonie végétale, le tintinnabulement léger que laissait échapper sous les effets d'un souffle invisible la clochette de céramique accrochée à l'une des poutres de la petite terrasse.

La nuit était enfin tombée. L'homme avait reposé sa tasse et s'apprêtait à rentrer dans la cabane quand un bruit lui fit redresser la tête. Il s'agissait de pleurs, tout proches, qui déchiraient la pénombre. D'un pas alerte, l'homme contourna la bâtisse et s'engagea sur un chemin de terre. Ce dernier reliait la maison à un vieux sanctuaire abandonné qui occupait en silence les sous-bois désertés. Plus l'homme approchait, plus les pleurs s'espaçaient. Pour finir, ils cessèrent tout à fais. L'homme regarda autour de lui quelques instants. Enfin, ses yeux butèrent sur quelque chose : derrière une imposante lanterne au toit moussu, une forme inhabituelle apparaissait. Il avança doucement, avant de se figer.

Au pied de la lanterne se trouvait un enfant emmailloté dans un linge blanc. Il reposait dans un grand panier insolite fait d'une coque d'un banjo évidé. La petite créature ne pouvait guère avoir plus de deux ans.

Comme l'homme se penchait pour l'observer de plus près, l'enfant le dévisagea avec de grands yeux écarquillés, les joues encore humides des larmes qu'il avait versées. Pour tout signe distinctif, il portait autour du coup une cordelette de chanvre à laquelle pendait une bille de verre de taille moyenne, rattachée au coup du petit par un morceau d'argent recourbé enfoncé dans la bille.

Soudain, il se remit à pleurer, perçant à nouveau de ses cris le paisible recueillement du sanctuaire à l'abandon. L'homme demeurait penché au dessus du panier, le menton calé au creux de sa main, avec sur le visage un air préoccupé. Puis il se saisi du panier, l'enserra fermement entre ses deux bras, et reprit de chemin de terre qui conduisait jusqu'à la cabane au toit de chaume.


Chapitre 1 :

Baptiste poussa un grognement lourd de sens. Pour la troisième fois de la semaine, des grands de troisième s'en étaient pris à lui.

Des imbéciles, ceux là, songea rageusement Baptiste en donnant un coup de pied furieux dans un caillou.

La pierre valdingua jusqu'à une bouche d'égout, et tomba dedans.

- Aïe ! s'écria une voix venu de l'intérieur de l'ouverture.

Y'a quelqu'un là dedans ? se demanda Baptiste, sidéré.

Une petite tête brune émergea de la bouche d'égout. Elle se tourna à droite, puis à gauche, avant de reporter son regard sur Baptiste.

- Salut ! fit la tête en sortant complétement des égouts. Moi, c'est Alex !

Baptiste jaugea le garçon qui se trouvait devant lui, à s'extirper des égouts, de la tête au pieds. Il était grand, sans l'être trop, et avait des bras musclés. Sa tête aux traits réguliers était surmontée d'une épaisse tignasse brune en bataille, dans laquelle Alex passa une main avec un soupir.

- Et toi ? C'est quoi ton nom ?

- M'appelle Baptiste, grommela l'intéressé.

- Cool !

- Et... Tu faisait quoi dans une bouche d'égouts ?

Amex lança un regard conspirateur autour d'eux, pour vérifier que personne ne pourrait les entendre, puis se pencha à l'oreille de Baptiste.

- Et bien... Je fais... Une chasse aux fantômes.

Alex avait l'air de s'attendre à des : "Ouah ! Trop fort !". Au lieu de ça, Baptiste le regarda comme si il était un extraterrestre.

- Ah bon ? Mais... T'en a déjà trouvé un ?

Alex eut l'ai déçu.

- Non... Non, pas encore.

- Ben... Soit t'es vraiment un piètre chasseur de fantômes, soit...

Alex l'interrompit d'un air paniqué, en jetant des regards inquiets autour d'eux.

- Chuut ! Fais attention !

- A quoi ? fit Baptiste, perplexe.

- Mais... tu sais bien que l'existence des fantômes est secrète !

- Mais ils n'existent pas ! s'exclama le garçon en levant des yeux exaspérés au ciel.

Le ciel... Ce qui lui avait pris sa mère... Aujourd'hui, l'immensité au dessus de sa tête était d'un gris acier, parsemé de nuages, qui s'amoncelaient là haut.

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